L’éjaculation précoce est la dysfonction sexuelle la plus fréquemment rencontrée chez la gent masculine. On estime que 20 à 30% d’hommes sont touchés par ce trouble de l’éjaculation. Il a un impact négatif assez considérable sur la qualité de vie de ceux qui en souffrent. Comment se manifeste ce problème sexuel ? Quel complexe occasionne-t-il chez les personnes atteintes et quels sont les traitements possibles pour en venir à bout ?

L’éjaculation précoce : un réel complexe

L’éjaculation précoce ou éjaculation prématurée est une difficulté, voire une incapacité, pour l’homme, de contrôler le moment de l’éjaculation lors d’un rapport sexuel. L’expulsion du sperme survient donc trop vite au goût de la personne concernée ou de sa partenaire. Il peut arriver au bout de quelques secondes ou après 3 minutes de mouvement de va-et-vient. Il peut aussi se manifester même avant la pénétration vaginale. Ce trouble sexuel se présente sous différentes formes. Ainsi, on distingue l’éjaculation précoce primaire et l’éjaculation précoce secondaire ou acquise.

La première forme se constate dès le début de la vie sexuelle de l’homme. Elle se produit à chaque rapport avec une même personne ou avec des partenaires sexuels différents. La seconde par contre n’apparaît qu’après une certaine période de relation sexuelle normale pendant laquelle le réflexe éjaculatoire était bien présent et maîtrisé. On la relie souvent à la présence d’une maladie sous-jacente comme un problème d’ordre psychologique, un trouble érectile ou un dysfonctionnement des neuromédiateurs cérébraux.

Les études réalisées dans le domaine montrent que ce type d’affection est bien plus fréquent dans la société qu’on ne le pense. En réalité, on estime que c’est environ plus d’un 1 homme sur 3 qui est confronté à cette inaptitude à retarder l’émission du liquide éjaculatoire.

Quel est le complexe occasionné par l’éjaculation précoce ?

L’éjaculation précoce est un dysfonctionnement qui a un impact négatif sur la vie sexuelle et quotidienne de la personne concernée. Dans une société hypersexualisée et qui met l’accent sur la performance sexuelle des hommes, il faut avouer que l’on peut être complexé quand on est éjaculateur précoce. Les personnes souffrant d’éjaculation rapide perçoivent ce trouble comme une atteinte à leur masculinité et sont souvent sujettes à des épisodes d’anxiété aiguë.

La pression constante qu’ils subissent provoque chez eux des émotions diverses comme la peur, la colère, la frustration et même de la déception parfois. Ils éprouvent souvent un sentiment d’échec ou d’infériorité par rapport aux autres hommes. On note également chez eux, des réactions dépressives, une perte totale de confiance en eux et une gêne apparente à aborder le sujet.

L’individu souffrant d’éjaculation prématurée éprouve une certaine culpabilité. Ce ressenti est provoqué par cette frustration de ne pas parvenir à mener son partenaire sexuel à atteindre l’orgasme lors d’un rapport. La conséquence directe est une baisse de la libido, voire un arrêt des rapports sexuels.

Quels sont les causes et les facteurs de risque de l’éjaculation prématurée ?

Les causes de ce dysfonctionnement sexuel sont variées et multiples. Longtemps considérée comme un problème essentiellement d’ordre psychologique, l’éjaculation précoce peut avoir d’autres origines. De récentes études ont démontré que cette incapacité à retarder l’éjaculation peut être liée à une affection neurobiologique. Il peut aussi être associé à une prédisposition génétique. Comme facteurs capables de favoriser la survenue de l’éjaculation rapide chez un homme, on note :

  • Un changement de partenaire : la toute première relation sexuelle avec un nouveau partenaire peut être angoissante pour l’homme,
  • Des troubles d’anxiété et un stress répété : généralement liés à la recherche d’une bonne performance ou à une phobie sociale,
  • Une activité sexuelle irrégulière : conduit à une hyperexcitabilité,
  • Une surexcitation : en rapport avec le physique ou l’expression corporelle du partenaire,
  • Une hyperthyroïdie : production d’hormones thyroïdiennes supérieure à la normale,
  • Des problèmes relationnels : une relation conflictuelle au sein du couple,
  • Des antécédents d’une mauvaise expérience sexuelle : traumatisme suite à des humiliations sexuelles par exemple,
  • Une hypersensibilité du gland,
  • Un problème hormonal : faible taux de sérotonine dans le sang,
  • Des pathologies sous-jacentes : une infection de la prostate, des affections neurologiques, et autres,
  • L’alcoolisme, la consommation des drogues et la prise de façon fréquente de médicaments tels que les amphétamines, les opiacés, etc.

Quels sont les traitements possibles de l’éjaculation précoce ?

Le traitement de l’éjaculation prématurée repose sur deux approches qui sont certes différentes, mais qui restent complémentaires. Il s’agit des solutions médicamenteuses et des thérapies comportementales et psychologiques. Il existe aujourd’hui sur le marché, des médicaments qui permettent de retarder le réflexe éjaculatoire. Ils sont pris en traitement journalier ou quelques heures avant la tenue des rapports sexuels. On distingue aussi des anesthésiques locaux comme les crèmes et les sprays. Ils sont appliqués ou pulvérisés en couche mince sur l’extrémité du sexe peu de temps avant le début de la relation sexuelle. Leur action consiste à réduire la sensibilité du gland en y stoppant la propagation des influx nerveux.

De plus, il existe également certains exercices qui impliquent le physique et le mental. Ces méthodes s’effectuent seuls ou en couple. L’objectif est d’apprendre à l’éjaculateur précoce, la façon dont il doit maîtriser son excitation et ainsi contrôler son éjaculation. Les techniques les plus réputées sont le « stop and go », le « squeeze » et le « contrôle de la respiration ». La première consiste à arrêter les mouvements de va-et-vient lorsqu’on sent l’excitation monter. Cela permet donc de faire retomber la tension.

La seconde méthode implique le ou la partenaire, qui effectue une sorte de compression pénienne (légère pression sur le bout du sexe de l’homme) pour retarder l’éjaculation. Le dernier exercice apprend à l’homme à mieux respirer pour faire durer autant que possible le rapport sexuel.

L’éjaculation précoce est un trouble sexuel très fréquent chez la gent masculine. Les causes de ce phénomène sont multiples, d’ordre psychologique, physiologique ou génétique. Ses conséquences sont dévastatrices et peuvent porter atteinte à la qualité de vie des hommes qui en souffrent. Sa prise en charge est basée sur des traitements médicamenteux, comportementaux et psychologiques.

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