Pourquoi procrastinons-nous ?

Le lien direct avec la peur du changement

La raison est simple, nous avons une résistance naturelle au changement. Elle a même été matérialisée sous forme de courbe et d’étapes. En effet, notre cerveau a sa routine de fonctionnement. Certaines aires qui le compose aime la nouveauté et apprendre, d’autres apprécient davantage la sécurité à tout prix. Et ce sont ces parties qui nous tirent vers le bas à travers le phénomène de la procrastination. Pour ces parties du cerveau, changer représente un danger réel. Et plus le changement est profond plus le danger lui semble important. D’où ses réactions qui nous fait croire que nous sommes fatigués, que nous avons des douleurs diverses et variées, que nous n’y arriverons jamais etc… etc…

Les neurosciences affirment que le plus difficile est de modifier nos comportements et nos habitudes qui sont matérialisés par des schémas neuronaux profondément ancrés dans nos cerveaux.

procrastination et changement

La procrastination est un phénomène très répandu en ces périodes de changement et de mutation de notre société. Ce que nous ne savons pas ou plus, c’est que la vie est un éternel mouvement et un éternel changement. De ce fait nous n’avons pas d’autre choix que de nous adapter, et de changer pour vivre au mieux. Dès lors que nous arrêtons d’être en mouvement, une partie de nous commence à dépérir. Sachons anticiper, bouger, être actif et dynamique pour ne pas tomber dans des schémas qui nous plombent !

 

temps

La notion de temps est déterminante

Ce qui impose un changement, c’est la non-écoute de la nous-mêmes et de ce que nous avons vécu dans les mois qui ont précédé. C’est la non-écoute de notre corps, des signaux qu’il nous a transmis au fur et à mesure que ce processus de changement se profilait à l’horizon. Et cela peut parfois durer plusieurs années. Car un changement subi n’est en général pas anodin. Il est la résultante d’autres petits changements qui l’ont précédé. Pourquoi je parle de changement subi ? Parce que à force de rester dans notre zone de confort, nous faisons des compromis avec nous-mêmes et nous nous oublions.

Douleur et/ou sens : deux moteurs pour agir

La douleur ou le sens : quelle est la motivation la plus puissante ?

Là est toute la question. Je dirai que la douleur vient de cause extérieures alors que le sens vient de l’intérieur.

Souvent, on procrastine parce qu’on sait qu’on doit changer mais qu’on a pas assez mal pour agir. On procrastine parce qu’on se croit incapable de changer quoi que ce soit à cause des peurs qui nous taraude. La peur de manquer notamment, la peur de mourir, la peur de réussir ou d’échouer, la peur du regard des autres… On procrastine parce que le cerveau nous joue des tours en permanence et que certaines zones qui le compose ont horreur de sortir de la routine.

Toutes ces raisons peuvent diverger en fonction de chacun. Pour certains la douleur induite par le changement est insupportable et pousse à arrêter de procrastiner. Pour d’autres cela ne change rien. Il n’existe pas de recette miracle car chacun est différent et c’est tout le sujet. Le point commun de tout ça, c’est soi-même.

mouvement

Bouger avant d’avoir mal

En fait, la douleur est un des moteurs qui nous pousse à agir. En général, nous attendons trop souvent cette douleur pour bouger. Que ce soit à titre individuel ou collectif, tant que la problématique est présente mais qu’elle n’est pas étroitement liée à un risque de survie, nous laissons faire. Que ce soit au niveau de notre santé, de notre travail, de nos relations. C’est toujours pareil, nous attendons d’avoir mal pour bouger. Et c’est tout le problème de la procrastination. Elle est en fait bien plus présente qu’elle n’y parait. C’est simple, à comprendre car nous sommes des êtres qui fuyons la douleur et qui ne recherchons qu’a procréer pour permettre à l’espèce de perdurer ou à l’harmonie et le bien-être. Sauf que nous avons perdus le sens de ces deux mots.

Même la douleur ne fonctionne parfois pas : pourquoi ?

Parce que c’est le cerveau qui nous freine, nos croyances, nos peurs sont en fait des identités au travers desquelles nous existons. Notre cerveau nous convainc que supprimer ces illusions équivaut à mourir. Tout le sujet c’est de prendre conscience de cette façon de voir les choses. C’est pour cela que le sens est déterminant. Si on se trouve et qu’on trouve le sens à changer, nous n’avons pas à passer par la case douleur.

Exemple

Bien qu’ils sachent qu’ils prennent beaucoup de risque et qu’ils endurent des contraintes de santé et de douleurs liés à des interventions chirurgicales, pour certains fumeurs il est impossible de s’arrêter malgré cette souffrance.Cela les dépasse. C’est leur dépendance lié à la chimie de leur cerveau et à leur peur de ne pas savoir comment ils pourrons continuer à vivre sans leur cigarette qui les tue.

pas à pas

Comment arrêter de procrastiner : 3 étapes step by step !

Faire le point

En prenant le temps de prendre du recul et en analysant la situation dans toute sa globalité, je vais réussir à dénouer les problématiques avant tout mentales. Car comme je l’ai dit dans le premier paragraphe, la procrastination est avant tout une difficulté issue du mental et de la peur du changement. Ces problématiques résultent d’un décalage entre les filtres que je me suis fabriqué pour me protéger en m’accrochant au passé et la nouvelle situation imposée. Je les ai élaboré au fur et à mesure du temps en construisant une zone de confort de plus en plus petite et fortement délimitée. En dehors de cette zone c’est l’inconnu, le risque, le danger. En passant à l’action petit à petit, pas à pas, je vais commencer à agrandir cette zone.

Je dois donc bien faire le point sur ma situation actuelle, la situation qui s’impose à moi. Faire le bilan et voir ce que je perds et ce que je peux trouver à l’issue du processus de changement. Ou pas. D’où la notion essentielle du temps. Il est bien évidemment fortement conseillé d’anticiper les changements pour ne pas les subir de plein fouet et n’avoir aucun choix ni aucun moyen d’action.

Le sens au changement moteur le plus puissant

Comme j’essaie de le communiquer au travers de cet article, le sens est le meilleur moteur pour arrêter la procrastination et pour agir. Car au fond de soi on sait ce qu’on doit changer ou pas. Dans ces sociétés du faire et de l’avoir, il faut prendre du recul pour nous écouter, pour comprendre pourquoi on doit changer, et même si possible précéder le changement et être proactif. Mais pas hyperactif ! Avoir du sens c’est comprendre ce à quoi nous aspirons en réalité. Connaissez-vous le vôtre ?

Savez-vous ce à quoi vous prenez du plaisir ? En général, on occupe pas les jobs dans lesquels on s’épanouit. En général, on occupe même des emplois qui sont à l’opposé de ce que l’on souhaitait au départ. Parfois même, et comme je le disais ci-dessus, on ne sait pas ce que l’on veut faire ! D’où le fait de prendre du temps pour réapprendre à voir les choses autrement et se recentrer pour arriver à savoir ce que l’on souhaite pour notre vie.

Passer à l’action

Une fois qu’on a pris du recul et qu’on a trouvé ce que l’on voulait faire, il ne reste plus qu’à bâtir un plan d’action pour réaliser nos souhaits. Et là, les plus petits pas sont ceux qui peuvent compter le plus. Pas la peine de se mettre des objectifs de malades. Il vaut mieux compter sur des objectifs réalistes et SMART. Prendre des engagements impossibles va vous ramener aux éternelles croyances limitantes : “je suis vraiment nul”, “je savais très bien que je n’y arriverai jamais”, “je suis un incapable” etc… etc…

Vous voulez peindre, sculpter, écrire, faire du cheval, pratiquer un instrument : inscrivez-vous dans un club !

Vous voulez changer de job : prenez contact avec vos relations pour demander conseil pour votre CV et votre lettre de motivation. Soyez visibles sur linkedin, perfectionnez votre profil, mettez une belle photo, réseautez, allez dans des soirées networking, sur des salons etc… etc…

Vous voulez apprendre à faire la cuisine, à jardiner, à chanter, ou tout autre chose : faîtes-le !

Allez-y progressivement, en vous écoutant et en suivant votre rythme. Il n’y a pas de modèle applicable pour tout le moe respecter pour ne pas tout bousculer et rater le coche !

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A très bientôt

Stéphane Dabas du blog lafetedubienetre.com

stéphane dabas

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