parentalite positive

La parentalité positive, aussi appelée “éducation bienveillante” ou encore “éducation non-violente” est une approche qui implique le respect mutuel entre les enfants et les adultes. Elle est une alternative à l’éducation traditionnelle que la plupart d’entre nous avons connue.

ll n’est jamais question de dire “oui” à toutes les demandes de l’enfant ou de lui imposer autoritairement des interdits et des limites. On parlera plutôt de règles fermes et claires, en enseignant à l’enfant de les respecter.

Comment commencer avec la parentalité positive ?

Vous pouvez débuter votre rôle de parent positif dès maintenant. Pour cela, je vous propose simplement trois étapes pour commencer une parentalité positive. Prêt-e?

Première étape : guérir sa propre enfance

La première étape pour débuter avec la parentalité positive est de commencer avec vous ! Pas vos enfants. Lorsqu’on veut vraiment écouter son enfant, il sera quasiment obligatoire de guérir son enfant intérieur. Nos parents n’ont pas su être attentif à nos besoins émotionnels : nos pleurs, nos colères. De profondes blessures, enfouies, se sont formées. Beaucoup de personnes ne verront jamais ce qu’ils ont vécu comme des blessures ou des injustices car on nous disait à chaque fois que c’était pour « notre bien ».

Il faudra commencer par regarder la réalité de son enfance, cesser d’idéaliser ses parents pour voir les injustices vécues. Se donner enfin le droit de sentir, exprimer les émotions auxquelles enfants, nous n’avons peut-être pas eu accès. Lorsque vous aurez sorti cette colère en vous, pleurer avec compassion sur l’enfant que vous avez été, vous pourrez écouter votre enfant. Pour certaines personnes, le travail peut être long ou difficile, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un psychothérapeute.

Deuxième étape : comprendre son enfant

Pour continuer dans votre cheminement de parent bienveillant et empathique, il faut comprendre comment fonctionne le cerveau de votre enfant, pour cela les dernières découvertes sur le cerveau sont essentielles.

En toute franchise, depuis que j’ai découvert les neurosciences, beaucoup de choses ont changé à la maison, notamment les relations avec mes enfants qui sont désormais sereines. Je n’ai plus le poids de la culpabilité, sans arrêt sur mes épaules. Je sais pourquoi mon enfant agit comme cela en fonction de son âge ou de la situation.

Rapidement, voici quelques éclairages sur le sujet.

Les enfants naissent avec un cerveau immature et durant les premières années de vie, il est en plus extrêmement malléable ou “plastique”. Ce qui veut dire que tout ce que perçoit, entend ou expérimente l’enfant s’imprègne en lui. D’où l’importance de la parentalité positive, puisque chaque expérience relationnelle va modifier en profondeur les neurones et les circuits cérébraux, et même l’expression de certains gênes. Une relation empathique, aimante et soutenante est fondamentale pour l’évolution du cerveau.

Avant 5/6 ans, un enfant ne peut contrôler seul ses émotions. Ce ne sont pas des caprices, mais la réaction d’un cerveau immature ne lui permettant pas de contrôler ses émotions, comme un adulte est capable de le faire. Ce n’est pas qu’il ne peut pas ou qu’il ne veut pas, il n’en est pas capable. Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à vous procurer les livres de la pédiatre Catherine Gueguen et de la psychothérapeute Isabelle Filliozat.

parentalite

Troisième étape : construire sa boîte à outils

Mise en situation : imaginez que dans votre maison vous n’ayez aucun marteau, tournevis, clés ou autres outils. Que feriez-vous si le robinet fuyait ? Comment accrocheriez-vous des cadres sur le mur ? Comment changeriez-vous les piles des jouets ou de la télécommande ? La réponse est que vous ne pourriez pas le faire. Vous seriez coincé ! La parentalité n’est pas différente. Pour réussir à gérer une situation de façon bienveillante, il faudra vous construire une boîte contenant des outils pour gérer les situations du quotidien sans répression. Des outils qui invitent à la coopération, au respect, à l’autonomie, à mettre les rapports de force de côté, à avancer ENSEMBLE. Ils seront là pour vous aider à donner des consignes claires, sans que cela soit perçu comme une contrainte par l’enfant.

C’est notre travail d’être prêt pour ce que la vie pourrait nous lancer (ou du moins essayer d’avoir les outils déjà). Savez-vous ce que vous feriez si votre enfant rentrait dans une crise de colère ? Si votre enfant vous tapait ? Quels outils avez-vous dans votre boîte à outils ? Petit à petit, vous remplirez cette boîte en fonction des situations que vous rencontrerez. Vous tâtonnerez pour trouver ce qui convient le mieux à vous et votre enfant, vous expérimenterez de nouvelles choses, vous discuterez beaucoup avec votre enfant pour que chacun trouve une solution gagnant/gagnant.

Si vous lisez les livres des deux auteures citées plus haut, vous pourrez déjà avoir une belle boîte à outils. En attendant, voici quelques conseils pour débuter :

  • Montrer l’exemple : les neurones miroirs de l’enfant vont enregistrer votre propre comportement pour ensuite le reproduire.
  • Formuler vos phrases sans tournures négatives : le cerveau immature de l’enfant l’empêche de comprendre lorsque vous lui dites : “Ne cours pas”, lui entendra : “cours”. Dites plutôt : “Marche, s’il te plait”.
  • Donner des consignes claires, mais surtout adaptées à l’âge de l’enfant : bien souvent, nos attentes sont irréalistes par rapport à l’âge de l’enfant. On attendra d’un enfant de deux ans qu’il reste immobile, d’un enfant de trois ans qu’il range seul sa chambre… Pour les jeunes enfants, les consignes sont à répéter plusieurs fois afin d’être assimilées. La patience sera votre alliée !
  • Ne pas négliger les routines : elles sont très sécurisantes pour les enfants, de plus c’est ce qui lui permettra de devenir autonome en intégrant la routine et fera les gestes par automatisme.
  • Remplacer la punition par la réparation : on a tendance à crier, punir un enfant qui a renversé son verre d’eau. Chacun restera fâché dans son coin à ruminer. Montrez-lui simplement comment réparer ce qul vient de se passer. Les enfants sont très en demande, et la prochaine fois, il réparera de lui-même.
  • Choisir le bon moment : Imaginez vous entrain de faire vos comptes. Votre femme/mari arrive, et vous dit : allez, maintenant tu vas au bain ! Vous risquez certainement de
    ne pas vous laisser faire. Pour l’enfant c’est la même chose lorsqu’il est en plein dans un jeu, activité. C’est très important pour lui. Laissez-le terminer.
  • Mettre en place des outils autour des émotions : il est important d’aider l’enfant à connaître les différentes émotions qui peuvent le traverser, pour ensuite mieux les verbaliser et les extérioriser (roue des émotions, livres sur le sujet, cartes à raconter, chanter, dessiner, sophrologie…)
  • Laisser le choix : souvent, ordonner de faire telle ou telle chose n’a que peu d’effet chez l’enfant et n’apporte rien de positif autant pour l’enfant que pour la situation. Offrir à l’enfant la possibilité de choisir lui fait se sentir autonome, important, écouté et utile.
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