Les bénéfices des 4 atouts de l’intelligence émotionnelle prennent tout leur sens lorsqu’on mesure l’importance que jouent les relations humaines dans nos vies. Car l’intelligence émotionnelle est la clé des relations humaines. Elle permet de comprendre pourquoi il est devenu nécessaire de la séparer de l’intelligence “pure”. Elle qui est liée au quotient intellectuel mesuré juste par des tests dont les premiers ont été créés pour recruter les personnels de l’armée anglaise pendant la première guerre mondiale. Ce seul QI est limité. Il ne tient pas compte de l’aspect psychologique et profond de l’être humain. L’intelligence émotionnelle quant à elle s’intéresse à notre partie la plus irrationnelle : notre être émotionnel.

Vous commencez à vous demander à quoi correspond cette intelligence émotionnelle, comment elle fonctionne, si on peut la développer ? Nous allons parler de cerveau, de mémoires, bref de territoires qu’on croit connaître… Cela me met en joie d’écrire ces lignes et de parler de ce sujets passionnants !

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Premier atout : le sens de l’intelligence émotionnelle.

Développer son intelligence émotionnelle revient à considérer que nous ne sommes pas des êtres “rationnels”, mais “émotionnels”. Qu’en pensez-vous ? Pensez-vous que tout ce que nous faisons provient de notre raison, de calculs bien menés, de prévisions, de chiffres ? Non, contrairement aux idées reçues, ce que nous faisons est à 90% la reproduction de ce que nous avons déjà été, de nos expériences, de notre vécu, de nos mémoires, et de tout ce qui a marqué notre parcours de vie. Car tout cela crée les conditions de vie dont nous dépendons.

Nos mémoires guident nos vies

En gros, nos croyances d’aujourd’hui à propos de nos modes de fonctionnement sont totalement fausses. Pour résumer, 90% de ce que nous sommes n’est basé que sur des répétitions de ce que nous avons déjà été. Cela nous empêche d’accéder à nos potentiels intérieurs infinis. En fait, lorsque nous vivons une émotion, le stimuli extérieur provenant de nos 5 sens qui la fait émerger active une partie/mémoire de notre cerveau dans laquelle se trouve l’événement auquel la nouvelle situation vécue se connecte en créant automatiquement la réaction initiale. D’où l’incompréhension des personnes qui nous entourent lorsqu’on vit une émotion très intense ou violente alors que le stimuli paraît totalement dérisoire !

Des vies inconscientes ?

Alors, ne vivons-nous finalement que 10% de notre vie ? Peut-être pas, mais nous ne vivons sûrement pas la vie que nous aurions voulu au départ n’est-ce pas ? Après, certains, voir beaucoup d’entre nous s’inventent des histoires pour se rassurer, se justifier ou juste pour entretenir ces fameuses mémoires, juste par peur de sortir de leur zone de confort. D’un autre côté, le premier rôle du cerveau, c’est de nous préserver et de nous maintenir en vie et dans la sécurité. Mais vivre ne veut pas dire se restreindre à tout prix à la sécurité ! La notion de zone de confort ou de plafond de verre véhicule exactement cette idée. Car la vie se trouve en dehors de cette zone de confort. La vie est mouvement, changement, bouillonnante, imprévisible… En clair nous vivons dans une seule pièce de notre maison alors que nous habitons un château !

Je m’explique.

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Deuxième atout : la conscience des mémoires et des programmes du passé qui nous limitent

En effet,  ces mémoires ne sont que des événements passés. Et les réactions que ces événements ont créées. Les deux sont, de façon logiques, étroitement liés. Parce que ces mémoires sont marquées à cause ou grâce aux émotions que l’on a ressenti lorsque la situation est survenue . La mémoire initiale est souvent une mémoire de l’enfance à laquelle est rattachée une blessure vécue ou juste interprétée. A cette blessure correspond une réaction de survie (masque) que déclenche automatiquement le cerveau. Cela génère une production d’hormones, substances chimiques, qui vont créer une intensité au niveau du cerveau et de la mémoire pour mettre le corps en condition de se défendre ou de fuir.

L’intensité émotionnelle

Plus l’intensité émotionnelle est élevée, plus la mémoire est profonde et plus la réaction peut être elle aussi intense. Ce qui sauve l’enfant et son équilibre c’est la capacité du cerveau à mettre le conscient dans l’oubli pour lui permettre de survivre. Et ainsi, nous avons des émotions qui nous submergent parfois, et nous ne savons ni pourquoi, ni quand, ni comment tout est arrivé au départ. Ainsi ces émotions, pensées, sentiments, croyances, bref, notre mental, perturbent notre être et notre équilibre. Et pour éviter de souffrir, nous cachons nos blessures avec des masques par peur que des personnes mal intentionnées ne s’en rendent compte et nous fassent volontairement du mal.

Mais nous n’en savons rien. Nous ne savons pas si le monde entier nous veut du mal. Nous le croyons parce que ce sont ces mémoires qui nous transmettent ce message de peur. Mais nous ne savons comment les personnes réagiraient si elles voyaient cette blessure X ou Y. Peut-être auraient elles envie au contraire de nous aider ? Qu’en savons-nous ?

Une étude passionnante d’Harvard sur le bonheur

Et tout ce que le système nous apprend et nous conditionne à croire, c’est que la célébrité et l’argent sont les deux buts de la plupart de gens. Pourtant, la plus incroyable étude que l’Université d”Harvard a mené depuis les années 30 et qui a duré 75 ans sur un panel de 724 personnes montre que ce n’est pas du tout ce qui fait que les gens sont heureux, ou qu’ils ont réussi leur vie.

Le résultat le plus clair et le plus incroyable, qui ressort de cette étude, c’est que c’est la qualité des relations humaines qui nous rend heureux et en bonne santé. Les 3 grandes leçons de cette étude sont :

  • La première est que les connexions sociales sont réellement excellentes pour nous. Ceux qui sont proches de leur famille, de leurs amis, ou qui appartiennent à une communauté, sont plus heureux. Ils sont physiquement en meilleure santé et il vivent plus longtemps. Alors que ceux qui sont isolés des autres sont moins heureux, leur santé décline plus tôt, les fonctions de leur cerveau fonctionnent moins bien plus tôt et ils vivent moins longtemps.
  • La seconde c’est que ce n’est pas la quantité d’amis que tu as mais plutôt leur proximité qui compte et surtout la qualité des relations que tu entretiens avec eux.
  • La troisième, c’est que les bonnes relations protègent nos cerveaux. A 80 ans, le fait qu’une autre personne prenne soin de soi est très positif pour nos cerveaux, et inversement bien-sûr. Le fait de prendre soin de quelqu’un qu’on apprécie est très bon préserver la bonne santé de nos cerveaux.

Autre constat intéressant : les gens célèbres, sollicités en permanence par tout leur environnement ne sont pas plus heureux lorsqu’ils gagnent quelques millions de dollars ou quelques dizaines de milliers de dollars. Ces personnes, souvent sur le qui-vive, n’ont pas non plus une santé meilleure.

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Troisième atout : elle permet de mener une vie épanouissante et harmonieuse

Cette étude constitue une base plus qu’intéressante pour commencer à travailler à développer nos intelligences émotionnelles ! Car quelle est la cause principale qui fait que nous nous sentons tristes, ou que nous nous mettons en colère ? Que nous avons de la culpabilité ou de la honte, de la peur ou des angoisses ? Quelles sont les causes les plus fréquentes ? Ces émotions que je viens d’évoquer ne “sortent” de nous mêmes que lorsqu’on réagit à des stimulis extérieurs qui viennent activer la mémoire initiale et celles qui y sont déjà rattachées.

Faire preuve d’intelligence émotionnelle en la pratiquant

Le sens de l’intelligence émotionnelle au sens pratique, ça veut juste dire que je comprends ce qui se passe chez l’autre. Le stimuli créé par son comportement ou son attitude à mon égard me fait comprendre non pas que je dois me mettre en colère ou fuir, mais plutôt à mesurer le degré de mal-être de la personne. Ainsi, je peux être une alternative qui désamorce la colère qu’il communique juste pour être entendu et reconnu.

Les attitudes, gestes, mots, tonalité de la voix sont des indicateurs pour nos sens. La vision, l’ouïe, les parfums ou odeurs, le goût ou le toucher composent nos 5 sens. Sur le plan de la communication les sens les plus sollicités sont la vue et l’ouïe. Ces deux moyens de communication composent 93% d’un message d’après Albert Mehrabian. Donc les mots ne sont pas les seuls à compter quand on impacte quelqu’un. La gestuelle et la voix prennent la plus grande part de cet impact.

C’est pour cela que parfois on ne sent pas les gens, c’est parce que tout leur corps nous envoie des informations inconscientes mais puissantes. C’est aussi leur énergie qui va avec qui ne nous incite pas à communiquer plus avant.

Comment ne plus subir ces émotions grâce à une intelligence émotionnelle élevée ?

Ce qui est intéressant c’est que l’émotion est avant tout inconsciente. La solution est donc de développer la conscience afin d’en diminuer l’impact. L’idée est de créer de nouvelles mémoires pour faire en sorte que les anciennes prennent moins de place sur le “disque dur” afin que les nouvelles soient de plus en plus puissantes. Parce que ce qui fait la puissance de l’émotion, c’est le nombre de connexions neuronales du cerveau inconscient de la survie. Normal, son rôle a toujours été de nous protéger et de nous mettre en sécurité.

Les hormones dont je parlais plus haut sont celles qui sont déclenchées en cas de danger. Ce danger interprété comme un danger de mort provoque des réactions physiques comme l’accélération du rythme cardiaque, les muscles qui se durcissent, la vue qui s’affine, l’attention à son maximum pour anticiper la fuite, le combat ou le simuli de mort. La question à 10000 euros, c’est oui mais nous ne sommes plus dans la jungle ou le désert ou nous risquions, il y a quelques centaines de milliers d’années, de nous faire dévorer par un prédateur ! Nous n’avons plus cela dans nos rues ! Et pourtant la réaction du cerveau est la même lorsque nous subissons une situation de harcèlement, de mise au placard ou d’événement imprévus. Le cerveau se sert toujours de la mémoire rattachée pour gagner du temps et permettre la survie à tous les coups !

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Quatrième atout : créer de nouvelles connexions neuronales

Pour limiter l’impact des cerveaux limbiques (émotionnel) et reptilien (survie), nous devons mettre de la conscience. De la bienveillance, de l’écoute pour nous-mêmes et pour les autres. En effet, nous devons mettre en place des outils pour diminuer l’intensité de nos émotions. Le yoga, la respiration consciente, la psychologie positive, le Qi-Jong, le Taï-Chi, la méditation sont les outils pour cela.

L’approche à froid

Les activités dont j’ai parlé ci-dessus vont permettre de faire travailler le cerveau en arrière plan. C’est à dire la composition neuronale du cerveau lorsqu’on est pas en situation de conflit, de tension ou de violence. Ainsi, nous préparons le terrain, nous faisons en sorte que le terrain soit meilleur pour y semer de nouvelles pensées, émotions, croyances.

L’approche en situation

Là où c’est le plus challengeant, et souvent le plus difficile c’est quand la situation arrive de manière totalement impromptue. C’est là où le travail du terrain aura aussi son importance. Juste parce que l’intensité émotionnelle sera moindre. Cela nous permettra d’avoir le recul nécessaire pour ne pas se laisser embarquer par l’émotion initiale. Et les techniques de respiration ou de posture ou de communication comme la CNV pourront être des atouts complémentaires. Cela sera autant de solutions pour éviter le conflit ou pour trouver une solution gagnant-gagnant.

L’intelligence émotionnelle permet de prendre conscience que nos émotions nous jouent souvent des tours et qu’en comprenant mieux les messages qu’elles nous transmettent, nous pourrons nous en détacher progressivement pour les vivre avec calme et tranquillité. Le but n’étant pas de ne plus en avoir car elles nous sont très utiles pour mieux nous comprendre mais de nous en détacher pour les observer comme des informations et non plus le subir comme des esclaves.

 

 

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