La mort : une étape aussi douloureuse qu’inévitable

Dans la vie, la perte d’un être cher, la mort survient comme un cataclysme incompréhensible et absurde qui dévaste notre quotidien.

Le deuil est alors un travail difficile d’acceptation d’un événement pourtant indissociable de la vie. Alors, comment accepter l’intervention de la mort dans nos vies et faire son deuil face à l’inacceptable ?

Accueillir la mort d’un proche

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il nous est difficile d’accepter le fait le plus indiscutable de la vie : la mort.

La mort est un processus naturel de la vie. Quand on se brosse les cheveux le matin et qu’il en tombe, c’est une expression de la mort. Quand on se coupe les ongles, c’est aussi une partie de nous qui meurt et qui s’en va.

Tous les êtres vivants viennent un jour à mourir et il s’agit là d’une vérité absolue.

Pourtant, beaucoup passent une bonne partie de leur vie à essayer de l’éviter, ou à l’ignorer. Ainsi, lorsqu’elle survient dans notre entourage, elle est puissante et balaie tout sur son passage.

Le deuil : comment accepter la mort ?

Le deuil comprend globalement plusieurs phases. Les proches passent le plus souvent par une phase de choc et de déni qui peut durer quelques minutes et parfois même quelques semaines. Durant cette période, il est difficile de croire à la disparition de l’être aimé. Vient ensuite la colère, la révolte. Les proches ont parfois du mal à comprendre pourquoi cela est arrivé. Ils ressentent un fort sentiment d’injustice.

Ensuite, le marchandage prend place dans les esprits. Les proches se mettent à penser que les choses seraient différentes si cette personne n’était pas décédée. Il s’agit d’une autre forme de refus de la réalité. Les proches des personnes décédées peuvent aussi passer par des périodes de dépression. La perte d’un être cher peut survenir comme un cataclysme très dévastateur. Pourtant, la tristesse intense est une phase tout à fait normale du deuil.

L’acceptation vient par la suite. On arrive à comprendre que la vie suit son cours, avec ou sans les personnes disparues. Il s’agit de la dernière phase du deuil, celle qui permet d’affronter la réalité avec sérénité. Les personnes affectées s’autorisent à vivre normalement, même si l’absence est réelle. C’est une autre relation qui s’instaure avec l’être perdu et symbolise la restructuration intérieure. L’important est de se laisser du temps pour accepter la situation et reconstruire sa vie autour de ces sentiments.

Les croyances autour de la mort

À travers le monde, les civilisations ont toutes une vision propre de la mort. Chacun a ses croyances, ses dieux et ses rituels. Beaucoup ont aussi une idée assez précise de ce qui les attend après cette étape essentielle de la vie.

Une idée propre de la vie après la mort

Dans l’Égypte ancienne, les pharaons, les notables, les citoyens et même les esclaves consacraient une bonne partie de leur vie à préparer la mort. Ils ne pensaient pas que la vie prenait fin avec la mort, mais que cette dernière ne constitue qu’une étape.

Les personnes qui pratiquent une religion ont également leur propre idée de ce qui intervient lorsque le corps s’éteint. L’idée d’un paradis et d’un enfer est commune à beaucoup de personnes.

La science essaie toujours de déterminer ce qui nous attend de « l’autre côté ». Certains ont fait des EMI (expériences de mort imminente) et les décrivent tous avec bienveillance.

Aujourd’hui, nous sommes encore dans l’incapacité de confirmer ou de réfuter chacune de ces croyances. La mort et ce qui suit restent donc pour le moment une idée propre à chacun.

Les démarches après un décès

Si l’épreuve de la perte d’un être cher est déjà lourde à supporter, il faut parfois aussi prendre en charge les démarches qui l’accompagnent. Les premières formalités à la suite d’un décès incombent à l’entourage ou non selon le lieu de décès. Elles doivent être faites dans un délai de 24 heures.

La constatation d’un décès

Le premier document à obtenir est le certificat médical de constatation de décès. Si ce dernier survient à l’hôpital, en maison de retraite ou en clinique, le médecin du service ou l’établissement se charge de cette démarche. Si la personne décède à domicile, l’entourage du défunt doit alors contacter un professionnel de la santé : médecin spécialiste ou généraliste. Enfin, s’il s’agit d’un suicide ou d’une mort accidentelle, le commissariat de police ou de gendarmerie doit être immédiatement alerté. Les circonstances de la mort feront l’objet d’un procès-verbal.

La déclaration en mairie

La mairie doit être prévenue par les proches dans les 24 heures (hors weekends et jours fériés) qui suivent le décès. Pour cela, ils doivent se munir du certificat de décès établi par un médecin, une pièce d’identité ainsi qu’un livret de famille. Les documents doivent attester de l’identité du défunt et doivent donner des informations précises. Il est possible de mandater les pompes funèbres pour faire cette démarche. Si le décès a lieu dans un établissement de santé (hôpital, clinique ou maison de retraite), ce dernier se charge généralement de cette démarche.

Par la suite, l’officier d’état civil dresse l’acte de décès et le remet en plusieurs copies aux proches du défunt. Ces documents sont indispensables pour prévenir les administrations et organismes. La mairie du lieu de décès est habilitée à fournir des exemplaires supplémentaires en cas de besoin.

Les obsèques

Après avoir réglé les questions administratives, les proches devront organiser les obsèques du défunt en prenant en compte ses dernières volontés. Ce dernier a pu rédiger un testament ou un contrat obsèques. S’il ne l’a pas fait, le choix reviendra à la famille.

Lors de cette dure épreuve qu’est la perte d’un être cher, le soutien, le réconfort et l’aide apportés par l’entourage, amis et famille, sont vraiment précieux. Il est donc normal de leur exprimer de la gratitude, grâce à des cartes de remerciement par exemple.

Pour conclure

La mort est une étape indissociable de la vie. Dès la naissance, nous sommes tous condamnés à l’affronter, mais aussi à connaître le deuil quand une personne qui nous est chère s’en va. Ainsi, nous sommes tous amenés un jour où l’autre a accepter la mort, avec plus ou moins de facilité. L’important est d’autoriser le processus de deuil à se faire, chacun à son rythme.

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