« Ah zut…J’ai un trou de mémoire ! » Cela ne vous est jamais arrivé ? La mémoire a une importance cruciale, sans mémoire il n’y a pas d’évolution personnelle possible. Chez les animaux aussi, on a noté chez les souris que la mémoire du danger se transmettait de génération en génération. Mais comme dit le vieil adage la mémoire ça se travaille. Il existe de nombreux moyens pour cela, sudoku, mots croisés, lecture, et une technique plus originale que les autres, la méditation. Dans cet article nous allons voir comment cette technique ancestrale peut vous aider à entretenir et développer votre mémoire. Mais avant, petit tour d’horizon de ce formidable outil.

1 Qu’est-ce que la mémoire

Le terme mémoire a plusieurs significations. Par exemple, il y a la mémoire des peuples, qui regroupe les connaissances et l’histoire des civilisations nous permettant ainsi de comprendre notre chemin depuis l’époque où nous étions des chasseurs cueilleurs. Si vous voulez en savoir plus, je ne peux que vous recommander le livre Sapiens : une brève histoire de l’humanité. Ainsi l’enseignement du Bouddha posant les bases de la méditation nous est arrivé grâce à la transmission orale puis écrite en Inde, il fait partie de la mémoire de l’humanité. On peut aussi évoquer les mémoires comme style d’écriture aussi appelé autobiographie. Mais ce qui nous intéresse ici c’est bien la mémoire humaine celle de notre cerveau, qui nous permet de retenir une adresse, de conduire une voiture ou de se souvenir des vacances d’été chez tatie Giselle dans le Vars. Regardons maintenant les différents types de mémoires de notre cerveau.

La mémoire perspective

Liée directement à la perception de notre environnement elle sert à identifier les objets et les situations que nous croisons. Ainsi, la première fois que vous avez vu une voiture vous ne saviez pas ce que c’était, aujourd’hui, c’est devenu quelque chose de banal et vous êtes même capable de différencier une voiture de sport d’une familiale.

La mémoire à court terme

C’est notre faculté à retenir une petite quantité d’informations sur un temps limité. Elle nous sert par exemple à retenir une adresse le temps de la noter, elle est aussi la porte d’entrée de la mémoire à long terme. Si je cite votre ville natale, vous allez d’abord stocker le nom dans votre mémoire à court terme puis viens le fameux « ah, mais oui ! », et hop accès à votre mémoire à long terme où sont stockées les informations en lien avec votre ville. La mémoire à court terme est utilisée en méditation puisque l’on va porter son attention sur un objet précis et apprendre à ne pas dériver ses pensées sur autre chose comme des souvenirs ou des ruminations mentales.

La mémoire à long terme

La mémoire à long terme regroupe tout ce qui est stocké de manière plus ou moins long dans notre cerveau. Elle se divise en quatre catégories. La mémoire explicite qui regroupe tous nos souvenirs sur de longues périodes par exemple l’enfance. La mémoire procédurale aussi appelée mémoire implicite, qui permet de se souvenir des automatismes comme pédaler à vélo. La mémoire sémantique qui correspond à toutes les connaissances que nous avons apprises et enfin la mémoire épisodique qui nous permet de nous rappeler d’épisodes précis de notre vie, comme notre première fois dans un pays étranger.

 

Ces trois parties forment la mémoire au sens biologique ; cette dernière est comme un couteau suisse aux possibilités infinies dont on se sert en permanence.

méditation au coucher de soleil

2 – Le cerveau est un muscle ?

La réponse est non, il n’y a aucune fibre musculaire dans le cerveau si c’est votre cas je vous conseille vivement d’aller rapidement consulter. On entend souvent cette phrase pour torde le cou à une vieille idée reçue qui date des années 90 et qui dit que l’on perd des neurones en vieillissant. Depuis peu, les scientifiques ont prouvé que ce n’est pas le nombre de neurones qui diminue, mais les connexions neuronales qui, si elles ne sont pas utilisées, faiblissent.

C’est le concept de plasticité du cerveau. Par exemple, si je suis maçon je vais utiliser certaines zones de mon cerveau et d’autre moins, en changeant de métier pour devenir comptable je vais solliciter d’autres zones du cerveau. Les connexions inutiles vont faiblir et celles plus utiles vont se renforcer. Donc, dans le cas de la mémoire si vous ne stimulez pas celle à court terme par exemple avec un sudoku ou un autre exercice elle va devenir moins effective. Une étude a démontré que juste en partant deux semaines en vacances nos connexions neuronales changent.

3- La méditation pour travailler sa mémoire

La méditation est au centre de nombreuses études pour les bienfaits qu’elle procure. Diminution du stress, meilleure guérison de la dépression et prévention des rechutes, renforcement du système immunitaire, diminution des risques de maladie cardio-vasculaire…

Dans notre cas c’est le stress et la dépression qui vont nous intéresser. En effet, ils sont la cause de la diminution de certaines fonctions cognitives, dont la mémoire.

Dans le cas du stress, sa particularité est de nous donner un accès VIP à un épisode traumatisant en lien avec la situation stressante. Cette fonction était fort utile pour se souvenir de ne pas attaquer seul un mammouth. Dans le cas de la dépression c’est carrément l’inhibition de certaines zones du cerveau qui crée des troubles de mémoire.

Enfin une étude de Harvard a prouvé que la méditation développe les connexions neuronales, une véritable cure de jouvence pour le cerveau.

Alors convaincu d’essayer la méditation ? Si oui, vous pouvez commencer par cet article pour apprendre à méditer.

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